Qui est Alexandra

Expliquer pourquoi j’ai créé ce réseau va être délicat, mais je vais essayer. Dans ce milieu habituellement, je suis plutôt secrète alors que j’ai conscience qu’ici des milliers de personnes seront amenées à me lire. J’ai beaucoup de mal à répondre à des questions lorsqu’elles viennent de gens qui me sont complètement étrangers, je suis très méfiante. Je crois que, peu importe les types d’activités occultes ou paranormales que l’on pratique, il y a des choses que l’on n’exhibe pas n’importe comment. La concentration et le fait de se centrer sur son équilibre sont essentiels dans ce domaine, mais se centrer en s’égarant sur le web n’est pas recommandée. Ajoutez à cela les trolls, les boulets, les empêcheurs de tourner en rond et les vantards, il vaut mieux savoir faire abstraction des mauvaises choses pour ne laisser la place qu’aux bonnes. Quand les énergies sont mauvaises, on risque d’attirer ce qui est mauvais, d’où cette capacité que j’ai à vouloir faire les choses en prenant mon temps et en observant. Oui, j’observe et j’analyse beaucoup.


Je m’appelle Alexandra. Je suis mère de famille. Comme beaucoup de mère, protéger mes enfants, c’est important. Ne vous attendez donc pas à me voir les exhiber sur la toile comme de vulgaires « morceaux de viande », je les aime trop pour ça. Celles et ceux qui ont essayé s’y sont brûlés, sans mauvais jeux de mots. Avec une simple photo, on peut faire beaucoup de mal et je ne souhaite pas ce genre d’horreur pour eux. Si vous souhaitez un(e) chef de réseau qui fait le buzz avec sa vie privé de façon exagérée, c’est raté ! Et qui sait que lorsque l’on gère un réseau comme celui-ci on attire beaucoup de gens vraiment malsains : des radicalistes, des curieux n’ayant aucune limite, des gens instables, je ne vais pas tous les citer ici mais un webmaster est souvent pris pour cible et cela s’est aggravé avec l’arrivée du web 2.0.


Ma passion pour le monde occulte est restée très discrète durant plusieurs années, voire secrète. À cause d’une mauvaise rencontre et d’un manque de discernement total à l’adolescence, j’ai été amené à jeter tous mon matériel. J’ai raccroché. Hélas pour moi, une mésaventure va me remettre les « pendules à l’heure ». Étant quelqu’un de plutôt réaliste, je me suis dit qu’en jetant tous ça, je n’en parlerais plus et que je pourrais oublier la frustration inconsciente de mes jeunes années en face d’événements que je n’ai jamais cherché mais qui font pourtant partie intégrante de ce que je suis. Ce n’est pas ce qui s’est passé. Après avoir « balancé » mon tarot de Marseille et autres outils occultes un peu plus tard, quelque chose m’a poursuivi, les rêves tout d’abord. Des rêves ni anodins, ni décodables à l’époque, jusqu’au moment où une fois que les scènes avaient eu lieu ils me semblaient soudainement plus clairs. Après quelques recherches, complètement éberluée, je me suis demandé : « Est ce que je possédais le troisième œil ? » Peut-être. « Est-ce que j’en voulais ? » Surement pas. Mais voilà, contrairement aux idées reçues, on ne choisit pas toujours et j’ai dû accepter les faits. Chose complexe pour quelqu’un de doté de mon tempérament menant des combats sur des sujets de société. Mêler la réalité au monde invisible qui, lui, vous aime un peu trop ce n’est pas chose aisée.


Durant des années tout en sachant ça, je n’ai pratiqué aucune forme de sorcellerie persuadée d’entrer dans un monde dangereux. En même temps, je n’ai pas forcément besoin de support et je l’ai appris à mes dépens. J’avais le sentiment de ne pas en avoir assez vu, mais je savais, sans m’expliquer pourquoi. Je ne voulais pas mettre les pieds là-dedans sans connaissances minimums, mon instinct ou quelque chose d’autre m’avertissait. Un être avait essayé d’entrer en contact avec moi et je n’avais rien demandé, je n’avais que 12, 13 ou 14 ans et je n’avais vraiment rien demandé. Je l’avais enterré et avais accepté le deuil sans aucun problème, mes parents avaient bien fait les choses. Il avait essayé de me dire au revoir sans doute, et je me souviens avoir claqué la porte de ma chambre très fort, de ne pas avoir dormi dedans plus d’une semaine. J’étais morte de trouille et trop petite pour gérer ça. On dit parfois que certaines choses apparaissent après un choc, ça doit être vrai, mais c’est sans doute ce qui explique pourquoi plus tard j’ai jeté tous mon « matériel » sans hésitations et sans réflexions.


Durant tout ce temps et jusqu’à aujourd’hui, j’ai dû me tirer les cartes que très rarement en plus de quinze ans. Les seules fois où je l’ai faits pour d’autres, j’ai prédit des tragédies et ce sont des choses dont on se passerait bien en particulier quand on ne peut pas les éviter. Je me disais : « pourquoi avoir ça et ne pas pouvoir aider les autres ». Ça n’avait pour moi, aucun sens. Je peux faire des rêves horribles, mais je ne peux rien changer. Je peux avoir une idée de mon avenir mais ne rien transformer. Il y a toutefois une chose que ça m’apporte. Je savais avant les autres. J’avais le temps de me préparer aux futurs événements, comme si quelque chose de plus fort que moi voulait me préserver. J’ai toujours été attiré par le monde chamanique, plus précisément par le peuple amérindien. Ça aussi c’est en moi. Un rêve me fera simplement comprendre que j’ai eu, moi aussi, des vies antérieures. Un Indien, un homme caché derrière un arbre, forgeant une arme. Prêt à se défendre en cas d’agression. Je sais qui j’ai été et c’est sans doute ce qui définit ma personnalité aujourd’hui. Je sais aussi avoir vu mon animal totem presque me saisir par les griffes pour le voir entrer en moi, en rêve toujours, le harfang des neiges. Un flash très précis cette fois-ci. Renseignez-vous sur le harfang des neiges : L’animal qui voit ce qui est caché, qui refuse son don, attiré par la sagesse, qui ne montre pas tout. Il est un animal que l’on ne peut pas tromper et que l’on associe à la magie des anciens, il n’est pas conscient de ses facultés et fait parfois peur à cause de ce qu’il perçoit, il sait mais observe. J’étudie beaucoup les Amérindiens depuis toujours presque, je veux des réponses…


J’ai toujours pensé que la vie était un voyage et que nous n’étions que de passage. La sagesse et l’apprentissage, là sont la beauté. J’aime les réponses, ce qui est vrai, et je tais ce que je ne devrais pas voir mais que je sais. Pour moi, mettre un enfant au monde est déjà quelque chose de magique, une plante qui grandit est merveilleuse, gagner des millions, je m’en fous ! La richesse, en mon sens, n’est pas là où mon voisin pensera la trouver.


Il n’y a pas longtemps, on m’a voulu du mal. Quelqu’un m’avait dit une phrase importante que j’ai pris à la légère, jusqu’au moment où on a tenté d’entrer de mon côté, j’ai pourtant été prévenu. Je le sais mais je le tais. J’entends parfois les prairies, les bougies, les lacs ou les grottes, les montagnes ou les arbres, même ce jeu d’arcanes que je viens de me racheter et qui sera une protection une fois magnétisée, le feu, le vent qui caresse ma joue, tous et ça ne préviens pas. Depuis lors, ma place a évolué dans ce milieu, mes capacités aussi. Pour la première fois et sans comprendre pourquoi (ou presque) je suis prête à montrer un peu de cette facette. Accepter tout ceci est déjà un grand pas pour moi, j’ai donc pris la décision de partager avec vous ce monde qui m’a toujours collé aux chaussures. Attiré également par la sorcellerie primitive, je vous fais part de mes recherches, de mes opinions, de mes mises en garde et de mon expérience dans une certaine limite. Peut-être trouverais-je des réponses, des alliés, des gens tous plus enrichissants les uns que les autres. Un jour une femme a dit : « On ne naît pas femme : on le devient », Simone de Beauvoir avait raison. Aujourd’hui fusionnent une féministe, une lanceuse d’alerte et une sorcière. Peut-être que c’est ainsi que doit se poursuivre le voyage…


© P. Alexandra pour Alliance Occulte – 11/09/2018. Toutes reproductions partielles ou intégrales sont interdites sans l’accord de l’auteur, consultez les mentions légales du site, merci.

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